Table des matières
- Pourquoi une maison bien isolée surchauffe en été
- Le facteur solaire (g) du vitrage
- Pourquoi pas un vitrage à faible facteur solaire partout ?
- Les protections solaires : extérieures avant tout
- La surchauffe au sens de la PEB
- Comment éviter la surchauffe, étape par étape
- Vitrage, protections et rafraîchissement : l’ensemble
- Foire aux questions
- Conclusions
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Une maison bien isolée chauffe vite en été : la chaleur entre par les vitrages plus facilement qu’elle ne ressort. Trois leviers pour l’éviter. D’abord le facteur solaire g du vitrage (la part de chaleur solaire qui passe) : 0,85 pour un simple vitrage, 0,75 pour un double, 0,52 pour un triple. Ensuite, et c’est le plus efficace, les protections solaires extérieures (stores, screens) qui arrêtent environ 80 % de la chaleur avant qu’elle n’entre, contre seulement 20 % pour une protection intérieure. Enfin, en construction neuve, la PEB calcule un indicateur de surchauffe à respecter. Le bon réflexe : combiner un vitrage adapté et des protections extérieures mobiles, de préférence automatisées.
Pourquoi une maison bien isolée surchauffe en été
Plus on isole, plus la chaleur qui entre a du mal à ressortir. Les fenêtres sont en grande partie responsables : elles laissent passer le rayonnement solaire, qui se transforme en chaleur à l’intérieur. Le phénomène s’est accentué avec le renforcement des exigences d’isolation. La bonne nouvelle : quelques précautions suffisent à garder une maison fraîche quand le soleil est au zénith.
Le facteur solaire (g) du vitrage
La quantité de chaleur qui entre dépend de la surface vitrée, de son orientation et de la capacité du vitrage à laisser passer la chaleur solaire, mesurée par le facteur solaire g. Plus il est élevé, plus la chaleur entre. À titre indicatif : environ 0,85 pour un simple vitrage (85 % de la chaleur passe), 0,75 pour un double vitrage classique, 0,65 pour un vitrage à haut rendement et 0,52 pour un triple vitrage. Limiter la surchauffe commence donc par le choix du vitrage. Pour le détail du compromis isolation/apport solaire, voir notre article le bon vitrage et la performance énergétique.
Pourquoi pas un vitrage à faible facteur solaire partout ?
Parce que ce qui est un atout en été devient un défaut en hiver : on veut alors un maximum de lumière et de chaleur gratuite. Un vitrage à très faible facteur solaire réduirait ces apports hivernaux utiles. La bonne stratégie n’est donc pas un vitrage unique pour toute la maison, mais un compromis par façade, complété par des protections mobiles que l’on déploie seulement quand c’est nécessaire. Le choix du vitrage par orientation est détaillé dans notre guide choisir le bon vitrage.
Les protections solaires : extérieures avant tout
Toutes les protections ne se valent pas, et la règle est simple : il faut arrêter le soleil avant qu’il ne traverse le vitrage.
Les protections extérieures (les plus efficaces)
Stores et screens extérieurs stoppent en moyenne 80 % de la chaleur avant qu’elle n’entre. C’est de loin la solution la plus efficace, surtout automatisée pour se déployer aux bonnes heures. Des aides peuvent exister en Wallonie pour les protections solaires : voir energie.wallonie.be.
Les protections intérieures (peu efficaces)
Rideaux et stores intérieurs n’arrêtent qu’environ 20 % de la chaleur : le rayonnement a déjà traversé le vitrage et chauffe la pièce. Utiles pour l’occultation, peu pour la surchauffe.
Les ombrages naturels
Un arbre à feuilles caduques, un débord de toiture ou une pergola apportent de l’ombre en été et laissent passer le soleil en hiver : un complément gratuit et saisonnier.
La surchauffe au sens de la PEB
En construction neuve soumise à PEB, un indicateur de surchauffe est calculé selon l’orientation, l’inertie et la composition des parois. Au-delà d’environ 1000 Kelvin·heure de gains excédentaires, le modèle PEB signale un risque de surchauffe ; au-delà d’environ 6500 Kelvin·heure, le projet doit être adapté pour repasser sous la limite. Autrement dit, anticiper la surchauffe n’est plus optionnel : elle se traite dès la conception, par le vitrage et les protections extérieures. Les valeurs et la méthode sont détaillées sur le portail PEB de la Wallonie. Les bonnes pratiques anti-surchauffe sont détaillées par Buildwise.
Comment éviter la surchauffe, étape par étape
- Étape 1 — Repérer les façades à risque : grandes baies au sud et à l’ouest, fenêtres de toiture.
- Étape 2 — Choisir le facteur solaire du vitrage par orientation (plus bas au sud et à l’ouest si besoin).
- Étape 3 — Installer des protections solaires extérieures (stores, screens), de préférence automatisées.
- Étape 4 — Exploiter les ombrages naturels (arbres caducs, débords, pergola).
- Étape 5 — Soigner l’inertie et la ventilation nocturne pour évacuer la chaleur la nuit.
- Étape 6 — En construction neuve, vérifier l’indicateur de surchauffe PEB et adapter le projet si nécessaire.
Vitrage, protections et rafraîchissement : l’ensemble
La surchauffe se traite d’abord en empêchant la chaleur d’entrer (vitrage, protections, ombrage). Quand cela ne suffit pas, une pompe à chaleur air-air peut rafraîchir en complément ; voir le prix de la pompe à chaleur air-air en Wallonie. Et pour le choix du vitrage, voir choisir le bon vitrage et le prix du triple vitrage en Wallonie. Pour la vue d’ensemble, voir garder sa maison fraîche en été.
Foire aux questions
Parce qu’une bonne isolation retient la chaleur : celle qui entre par les vitrages ressort difficilement. Les grandes baies sud et ouest et les fenêtres de toiture sont les plus concernées.
C’est la part de chaleur solaire qui traverse le vitrage. Environ 0,85 pour un simple vitrage, 0,75 pour un double, 0,52 pour un triple. Plus il est bas, moins la chaleur entre.
Les protections extérieures (stores, screens) sont bien plus efficaces : elles arrêtent environ 80 % de la chaleur, contre 20 % pour les protections intérieures.
Non. Il réduirait aussi les apports gratuits utiles en hiver. Mieux vaut adapter le vitrage par façade et ajouter des protections mobiles.
Un indicateur calculé en construction neuve. Au-delà d’environ 1000 K·h de gains excédentaires il y a risque, au-delà de 6500 K·h le projet doit être adapté. Détails sur energie.wallonie.be.
Oui. Un arbre à feuilles caduques, un débord de toit ou une pergola ombragent en été et laissent passer le soleil en hiver.
Conclusions
Se protéger du soleil n’est plus un luxe : dans une maison bien isolée, la surchauffe d’été est un vrai sujet de confort. La méthode tient en trois temps : choisir le facteur solaire du vitrage selon l’orientation, installer des protections solaires extérieures (stores, screens, de préférence automatisées) qui arrêtent 80 % de la chaleur, et compléter par les ombrages naturels et une bonne ventilation nocturne. En construction neuve, l’indicateur de surchauffe PEB impose d’anticiper dès la conception. La climatisation ou la PAC air-air viennent en dernier recours, une fois la chaleur déjà limitée à la source. En cas d’épisode de forte chaleur, voir aussi nos 3 bons réflexes en cas de canicule.
Key Takeaways
- Une maison bien isolée peut surchauffer en été à cause des fenêtres qui laissent passer la chaleur solaire.
- Le facteur solaire g du vitrage influence la chaleur entrant; un vitrage avec un faible facteur est préférable au sud et à l’ouest.
- Les protections solaires extérieures, comme les stores, arrêtent jusqu’à 80 % de la chaleur, contrairement aux protections intérieures.
- Il est crucial de combiner vitrage adapté et protections mobiles pour gérer la surchauffe été maison.
- En construction neuve, il faut surveiller l’indicateur de surchauffe PEB dès la conception pour assurer le confort thermique.








